Bruxelles – « Dans quelques jours, nous nous réunirons à Prague pour deux événements importants : la première réunion de la Communauté politique européenne le 6 octobre, et une réunion informelle du Conseil européen le lendemain », a annoncé dimanche Charles Michel dans la lettre d’invitation aux dirigeants de l’UE.
« Nous avons convenu de lancer la Communauté politique européenne dans le but de rassembler les pays du continent », a-t-il souligné. Les dirigeants de 17 pays européens (Royaume-Uni, Turquie, les 6 pays des Balkans occidentaux, la Suisse, la Norvège, l’Islande, le Liechtenstein, l’Ukraine, la Géorgie, la Moldavie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan) ont été invités.
« L’ambition est de réunir les dirigeants sur un pied d’égalité et de favoriser le dialogue politique et la coopération sur les questions d’intérêt commun afin qu’ensemble, nous œuvrions au renforcement de la sécurité, de la stabilité et de la prospérité de l’Europe dans son ensemble », a insisté Charles Michel. (2 octobre 2022)
L’UE répondra de manière « ferme » aux actions « hostiles » du Nicaragua (Borrell)
Bruxelles – L’Union européenne a dénoncé la décision « injustifiée » du Nicaragua d’expulser son ambassadrice et de rompre les relations avec les Pays-Bas et répondra de « manière ferme et proportionnée » à ces actions « hostiles », a annoncé dimanche le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

Déclarée vendredi persona non grata, l’ambassadrice de l’UE dans le pays, Bettina Muscheidt, s’est envolée samedi pour la France, via Mexico.
« L’UE regrette profondément et rejette cette décision injustifiée et unilatérale », a déclaré M. Borrell dans un communiqué.
Le Nicaragua se retrouve encore plus isolé sur la scène internationale après que le président Daniel Ortega a expulsé l’ambassadrice de l’UE, refusé l’arrivée de l’ambassadeur désigné par les Etats-Unis et rompu les relations diplomatiques avec les Pays-Bas. (2 octobre 2022)
Prix de l’énergie : le « bazooka » allemand à 200 milliards inquiète l’Europe
Bruxelles – L’annonce par l’Allemagne d’un plan à 200 milliards d’euros pour protéger son économie contre la hausse des prix de l’énergie a suscité vendredi l’inquiétude de certains partenaires européens qui craignent une concurrence déloyale, faute de pouvoir mobiliser de telles sommes.
La première réaction, virulente, est venue de Rome. « Face aux menaces communes de notre époque, nous ne pouvons pas nous diviser en fonction de la marge de manœuvre de nos budgets nationaux », a déclaré le chef du gouvernement italien, Mario Draghi, dans une critique à peine voilée des annonces de Berlin, appelant les Européens à se « montrer unis ».
« La Commission sera vigilante quant à l’impact de cette initiative (de Berlin) sur les conditions de concurrence équitable » dans l’UE, a déclaré de son côté le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, interrogé par l’AFP. (30 septembre 2022)
Énergie : accord des Vingt-Sept pour s’attaquer aux « superprofits »
Bruxelles – Les ministres européens de l’Énergie ont trouvé un accord vendredi pour reverser une partie des « superprofits » des producteurs d’énergie aux ménages et entreprises confrontés à l’explosion des factures, mais beaucoup estiment qu’il faut aller encore plus loin à l’approche de l’hiver.
Les responsables ont validé des mesures d’urgence et temporaires présentées à la mi-septembre par la Commission européenne, visant également à imposer une réduction de la consommation d’électricité aux heures de pointe.
Mais ils sont encore divisés sur la façon de faire baisser les prix de gros du gaz, l’idée d’un plafonnement butant en particulier sur les réticences allemandes.
Ils ont chargé la Commission de leur soumettre des solutions dès que possible, avant un sommet des dirigeants des Vingt-Sept le 7 octobre à Prague et une nouvelle réunion des ministres de l’Énergie les 11-12 octobre. (30 septembre 2022)
« Passeports dorés » : Bruxelles saisit la justice européenne contre Malte
Bruxelles – La Commission européenne a annoncé jeudi saisir la Cour de justice de l’UE d’un recours contre Malte en raison de son système controversé de « passeports dorés » octroyés à de riches investisseurs.
« En offrant la citoyenneté en échange de paiements ou d’investissements prédéterminés, sans qu’il n’existe de lien réel avec l’État membre concerné, Malte enfreint le droit européen », a tweeté le commissaire européen à la Justice Didier Reynders. « Les valeurs de l’UE ne sont pas à vendre », a-t-il ajouté.
Bruxelles avait ouvert en octobre 2020 une procédure d’infraction contre ce petit archipel méditerranéen pour qu’il mette un terme à ces pratiques controversées, soupçonnées de favoriser la corruption et le blanchiment d’argent.
Le gouvernement maltais soutient que son système « ne contrevient pas » aux traités européens, et répète que sa politique en matière de citoyenneté relève de sa compétence nationale, dans un communiqué transmis à l’AFP. (29 septembre 2022)
Cette compilation est une sélection éditoriale basée sur la couverture Europe de l’AFP. La responsabilité éditoriale de cette publication incombe à l’AFP. Elle est publiée le lundi et le jeudi.
