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Dans une interview accordée à la European Newsroom (ENR), la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a évoqué les foyers de tension apparus récemment en Afrique – et (de la question de savoir si et comment) évoqué la nécessité pour l’UE (doit) d’adapter sa politique de développement après que le président Trump a réduit les programmes d’aide américains.

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La cheffe de la diplomatie des Vingt-Sept, Kaja Kallas, a déclaré qu’elle avait inclus l’Amérique latine, l’Afrique et d’autres régions dans une carte des zones où l’Union européenne devrait être plus présente.

« Concernant l’Afrique et l’Amérique latine […] j’ai demandé à mes services de dresser une carte des pays que nous n’avons pas couverts », c’est-à-dire, précise-t-elle, où il n’y a pas eu de visites de haut niveau au cours des trois dernières années de membres des institutions européennes ou de pays de l’UE.

Selon elle, l’Afrique subsaharienne, l’Amérique latine et le Pacifique constituaient pour la plupart les angles morts de ces années-là. « J’ai demandé aux ministres des Affaires étrangères de se rendre dans différents endroits, mais aussi aux commissaires ».

L’ancienne Première ministre estonienne indique travailler à une « réponse plus forte » de l’UE au conflit entre la République démocratique du Congo (RDC) et le groupe rebelle du Mouvement du 23 mars (M23), soutenu par le Rwanda, qui occupe des provinces congolaises riches en minerais.

La Commission européenne a annoncé fin janvier que l’UE examinait sa coopération avec le Rwanda, compte tenu du soutien de Kigali au M23.

« Nous travaillons actuellement pour avoir une réponse plus forte. »

KAJA KALLAS, CHEFFE DE LA DIPLOMATIE DE L’UE

Mais elle a ajouté que pour cela, les 27 États membres devaient prendre une décision unanime. « C’est encore une fois le même problème, mais j’y travaille. »

La diplomate a notamment fait état d’un « dilemme » car le Rwanda est impliqué dans ce conflit tout en étant engagé dans les efforts de maintien de la paix financés par l’UE au Mozambique.

L’une des options serait la suspension du protocole d’accord (MoU) avec le Rwanda portant sur les chaînes de valeur durables pour les matières premières critiques, ainsi que l’application de sanctions de l’UE. Ce protocole est un accord conclu entre Kigali et l’UE concernant l’acquisition de matières premières stratégiques pour la transition énergétique.

Dans une résolution votée jeudi, le Parlement européen a appelé à la suspension du protocole d’accord et a exigé que le Rwanda se retire du territoire de la RDC et mette fin à sa coopération avec les rebelles du M23.

Mme Kallas a suggéré la création d’un Processus de Kimberley – le processus de certification créé pour empêcher l’achat et la vente de diamants provenant de zones de conflit, de guerres civiles et de violations des droits de l’homme – mais pour les matières premières stratégiques. « Nous avons besoin de quelque chose comme ça pour les matières premières essentielles […] si un pays attaque un autre pays, reprend les mines et vend ces matières premières comme si elles étaient les siennes, il peut financer sa guerre », a-t-elle déclaré.

Depuis 1998, l’Est de la RD Congo, ancienne colonie belge, est plongé dans un conflit alimenté par les milices rebelles et l’armée.

Compenser les coupes sombres américaines

Les dernières décisions américaines de réduire l’aide au développement ont soulevé un certain nombre de questions – (à certaines d’entre elles) l’UE devra trouver des réponses et changer de stratégie.

Interrogée pour savoir si l’Union européenne sera en mesure de combler le déficit financier que les États-Unis vont laisser après que le président Trump a annoncé l’annulation d’environ 40 milliards de dollars par an d’aide internationale, Mme Kallas a répondu que la question avait été abordée avec toutes les agences et institutions responsables de l’action internationale.

L’Union a l’intention de compenser la perte de l’aide américaine au développement uniquement sous certaines conditions et dans des cas précis, a précisé la responsable européenne aux journalistes de l’ENR.

« Nous avons convenu que nous ne comblons pas automatiquement le vide avec l’argent européen parce que, tout d’abord, nous n’avons pas ces fonds. »

KAJA KALLAS, CHEFFE DE LA DIPLOMATIE DE L’UE

En outre, l’aide européenne doit également être utilisée à l’avenir pour accroître la puissance géopolitique du bloc. Mme Kallas a soutenu que l’UE devait repenser son influence stratégique. « Nous devons être plus visibles », a-t-elle souligné.

Les paiements pourraient être conditionnés à une obligation pour les destinataires de communiquer ouvertement et clairement qu’ils sont soutenus par l’UE, a déclaré Mme Kallas. Elle a déploré que l’UE soutienne actuellement de nombreuses organisations avec des fonds substantiels, mais reste à peine visible. La situation actuelle, a-t-elle dit, offre une opportunité de montrer aux pays concernés et aux citoyens de l’UE d’où vient véritablement le soutien et que l’Union européenne est un partenaire international fiable et constant.

Mme Kallas a cité comme exemples l’Autorité palestinienne et l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). « Nous sommes les plus grands soutiens de ces programmes, et personne ne le sait », a-t-elle déclaré.  « Nous recevons beaucoup de critiques selon lesquelles nous ne soutenons pas suffisamment la Palestine, même si c’est nous qui soutenons la Palestine : ce ne sont pas les pays arabes, c’est nous en termes de financement. »

Photo d’archives – Le cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, alors Première ministre estonienne, arrive à un sommet de l’UE en 2022. (Photo : Geert Vanden Wijngaert/AP/dpa)

Le président américain Donald Trump a ordonné l’arrêt temporaire de presque tous les financements d’aide au développement à l’étranger. Ces mesures sont actuellement en cours de révision et ne seront rétablies que si elles sont « efficaces » et s’alignent sur la stratégie « l’Amérique d’abord » de Trump. Il a  également déclaré que les États-Unis se retireraient du financement de l’UNRWA.

Selon les chiffres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), en 2023, les États-Unis étaient le plus grand fournisseur mondial d’aide publique au développement, pour près de 65 milliards de dollars. Cependant, collectivement, l’effort de l’UE et de ses États membres en la matière a atteint près de 96 milliards d’euros au cours de la même période.

Cet article est publié deux fois par semaine. Le contenu est basé sur les informations des agences participant à l’ENR.