Paris – D’ordinaire très critique contre « l’Europe d’Ursula von der Leyen », Jordan Bardella exhorte désormais Bruxelles au « rapport de force » avec Washington : la crise transatlantique fait aussi bouger les lignes à l’extrême droite.
Depuis Strasbourg, le chef de file des Patriotes au Parlement européen a vigoureusement dénoncé les velléités d’annexion du Groenland par les Etats-Unis, doublées d’un ultimatum sur les droits de douane contre les pays du Vieux continent qui s’y opposeraient, France en tête.
« Lorsqu’un président américain menace ouvertement un Etat européen, lorsqu’il combine une pression territoriale assumée avec un chantage commercial explicite (…) c’est un rapport de force qui s’impose », a-t-il dit.
Face à cette « épreuve de puissance (et) de vérité » engagée par le locataire de la Maison Blanche, « notre soumission serait une faute historique » a insisté M. Bardella, réclamant notamment la suspension « immédiate » de l’accord commercial scellé l’été dernier entre l’UE et les Etats-Unis. (20 janvier 2026)
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