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Le NATO serait la meilleure garantie pour la sécurité de l’Ukraine, a déclaré jeudi dernier la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, au cours d’une interview à l’Agence France-Presse, une position à l’opposé de celle de Donald Trump.

Au cours de l’entretien accordé à Washington, la vice-présidente de la Commission européenne a également averti que les Européens ne pourront pas contribuer à un éventuel accord sur l’Ukraine s’ils ne sont pas invités à la table des négociations, alors que le président américain négocie directement avec son homologue russe Vladimir Poutine.

Pour Mme Kallas, première femme devenue Premier ministre de l’Estonie, république soviétique jusqu’en 1991, voisine de la Russie, les pays de l’OTAN n’ont jamais attaqué la Russie, qui « craint la démocratie ».

« Pourquoi sommes-nous dans l’OTAN ? Parce que nous craignons la Russie. Et la seule chose qui fonctionne vraiment, la seule garantie de sécurité qui fonctionne, c’est le parapluie de l’OTAN », a-t-elle insisté.

Le président américain a exclu une éventuelle adhésion de l’Ukraine à l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, à laquelle Moscou s’oppose, et reste vague sur les garanties de sécurité que le gouvernement des États-Unis est prêt à offrir à Kiev en cas d’accord de cessez-le-feu, trois ans après l’invasion de l’armée russe en territoire ukrainien.

Donald Trump a également jugé que l’OTAN était « probablement la raison pour laquelle tout cela a commencé ».

« Ces accusations sont absolument fausses », a rétorqué Mme Kallas. « C’est le récit russe qu’on ne devrait pas croire ».

Et pourquoi, s’est-elle interrogée, « devrions-nous donner à la Russie ce qu’elle veut au-delà de ce qu’elle a déjà fait, en attaquant l’Ukraine, en annexant des territoires et en les occupant », lui donner « encore plus » ?

« Imaginez les États-Unis après le 11 septembre 2001 assis à la table avec Oussama Ben Laden et lui demandant : ‘d’accord, voulez-vous autre chose ?’ C’est inconcevable », a-t-elle lancé.

La Russie insiste sur le fait que les États-Unis avaient promis après la fin de la guerre froide que l’OTAN ne s’élargirait pas.

La Haute représentante de l’UE pour la politique étrangère et de sécurité commune se trouve à Washington, où elle n’a cependant pas eu de rencontre avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio, officiellement en raison d’un problème de calendrier et d’horaire – alors que les relations transatlantiques traversent des tensions.

Le président américain s’en prend souvent à ses alliés européens dans l’OTAN, leur reprochant notamment de ne pas porter le poids qui leur incombe.

M. Trump, qui devrait signer aujourd’hui un accord sur les minéraux ukrainiens avec son homologue Volodymyr Zelensky à Washington, jusqu’à présent semblait ne pas être disposé à offrir des garanties de sécurité américaines à Kiev, estimant que cela incombe aux Européens.

D’un autre côté, pour Mme Kallas, « les Européens doivent participer » à la négociation et à tout accord. « Sans cela, nous ne pouvons rien offrir », a insisté l’Estonienne.

Elle a également critiqué la vision de M. Trump selon laquelle l’Union européenne a été fondée pour exploiter les États-Unis, une position qu’elle a qualifiée d' »incroyable » et contraire aux « valeurs transatlantiques communes ».

Elle a également évoqué les importantes coupes dans l’aide humanitaire américaine à l’étranger et a estimé que l’Europe « ne pourra pas combler le vide ». Cependant, elle a ajouté que le monde « se tourne vers nous » et demande si l’Europe peut faire plus. « Je pense que nous devons augmenter notre puissance géopolitique », a déclaré Kaja Kallas en appelant face à l’introspection des États-Unis à ce que l’Europe choisisse l’ouverture vers l’extérieur, à « nous tourner vers l’extérieur ». (28/02/2025)