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Michael McGrath, commissaire européen chargé entre autres de la protection des consommateurs, se dit « profondément préoccupé » par les millions de petits colis entrant chaque jour dans l’Union européenne, qui mettent en danger la sécurité des produits et exposent les consommateurs et les entreprises européennes à une concurrence féroce.

« Nous avons constaté une explosion du volume de petits colis importés dans l’UE. 4,6 milliards de petits colis l’année dernière », indique l’homme politique irlandais à European Newsroom (ENR) lors d’un entretien à Bruxelles mardi.

« Avec un volume de 12 millions de colis par jour entrant dans l’Union européenne, tout système serait soumis à des contraintes extrêmes », ajoute McGrath.

Selon lui, plus de 90 % de ces envois proviennent de Chine et nombre d’entre eux sont expédiés par des plateformes de vente en ligne comme Shein et Temu, qui inondent l’UE de produits bon marché et réputés dangereux.

Sans entrer dans les détails, le commissaire précise que des actions sont en cours contre ces deux plateformes. En mai, la Commission avait déjà proposé d’imposer une taxe de 2 euros sur les colis de faible valeur (de moins de 150 euros).

« Le message doit être clair et net : tout vendeur actif dans l’Union doit respecter les lois européennes en matière de sécurité des produits et nos règles de protection des consommateurs, car nous ne pouvons pas exposer 450 millions d’acheteurs au risque de recevoir des produits dangereux », déclare-t-il.

« Réduire les risques » avec la Chine

McGrath se dit préoccupe également par la viabilité des entreprises du bloc face à la concurrence féroce des acteurs extérieurs opérant sur le marché européen. « Je pense que c’est très grave pour les entreprises, du point de vue de l’égalité des conditions de concurrence. »

« Nous devons disposer des mécanismes nécessaires pour mettre pleinement en œuvre les règles de l’UE. Si nous ne le faisons pas, ce sont les entreprises européennes qui en pâtiront, car il est injuste de les laisser affronter des concurrents qui ne respectent peut-être pas nos règles », avertit-il.

Le commissaire a annoncé qu’il se rendrait en Chine dans les prochains mois pour dialoguer « directement avec les autorités chinoises, car nous devons nous attaquer à ce problème et il s’agit d’une priorité absolue en matière de protection des consommateurs ».

« Nous sommes lucides quant aux risques et aux opportunités du commerce avec la Chine, qui est un partenaire commercial important, mais lorsqu’il s’agit du respect des règles de chacun, il faut que ce soit sans équivoque », déclare McGrath. À ce propos, il affirme soutenir pleinement la stratégie de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, qui privilégie la « réduction des risques plutôt que le découplage ».

Pour lui, la Chine reste « un partenaire important », mais « lorsque des déséquilibres apparaissent, lorsqu’il existe une concurrence déloyale et un manque de respect des règles de sécurité des produits et de protection des consommateurs, nous devons le dénoncer et réagir avec fermeté ».

Cet article est publié deux fois par semaine. Son contenu est basé sur les informations des agences participant à l’ENR.