La Suède prend la présidence de l’UE, test de l’unité des 27 face à Washington
Stockholm – La Suède a pris le 1er janvier la présidence de l’UE avec la volonté de promouvoir le libre-échange et d’écarter tout réflexe protectionniste, une priorité qui pourrait créer des tensions au moment où Paris et Berlin veulent durcir le ton face aux Etats-Unis et leur « Inflation Reduction Act ».
Formé mi-octobre, le nouveau gouvernement suédois devra d’abord surmonter les interrogations sur l’impact de son alliance sans précédent avec les nationalistes des Démocrates de Suède (SD), grands vainqueurs des législatives de septembre.
Après huit ans de gauche au pouvoir, le Premier ministre conservateur Ulf Kristersson dirige une coalition composée de son parti des Modérés et ses alliés traditionnels, les Chrétiens démocrates et des Libéraux.
Mais le gouvernement repose sur une majorité parlementaire incluant aussi le SD. Si ce dernier ne mentionne plus dans son programme la sortie de l’UE, des frictions semblent inévitables, en particulier sur le dossier sensible de l’immigration. (30 décembre 2022)
Covid : l’UE veut une attitude commune face aux voyageurs de Chine (présidence suédoise)
Stockholm – Les Etats membres de l’Union européenne doivent discuter mercredi d’une réponse commune à adopter à l’égard des voyageurs venant de Chine, ou l’épidémie de Covid-19 apparaît hors de contrôle, a annoncé samedi la Suède, qui assure à partir du 1er janvier la présidence semestrielle de l’UE.

« La Suède est à la recherche d’une politique commune pour l’intégralité de l’UE s’agissant de l’introduction possible de restrictions d’entrée », a expliqué le gouvernement suédois dans un communiqué.
Stockholm a indiqué avoir décidé d’activer l’IPCR, un outil qui permet au Conseil une réaction rapide politique dans les situations de crise.
La France, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni, à l’unisson des Etats-Unis ou encore de la Corée du sud, ont décidé cette semaine d’imposer un test Covid aux voyageurs venant de Chine. (31 décembre 2022)
La Croatie adopte l’euro et intègre l’espace Schengen
Zagreb – La Croatie a adopté l’euro et intégré l’espace Schengen de libre circulation, deux étapes majeures pour ce petit pays des Balkans qui a rejoint l’Union européenne voilà près d’une décennie.
A minuit (23H00 GMT) samedi, la Croatie a dit adieu à sa monnaie, la kuna, pour devenir le vingtième membre de la zone euro.
Elle devient en même temps le 27e Etat à rejoindre l’espace Schengen, vaste zone au sein de laquelle plus de 400 millions de personnes peuvent voyager librement sans contrôles aux frontières intérieures.
La cheffe de la commission européenne Ursula von der Leyen s’est rendue en Croatie pour marquer l’événement.
Le président français Emmanuel Macron a, dans un message vidéo dimanche, salué l’adoption par la Croatie de l’euro, une devise « stable et solide » qui contribue à la résilience de l’Europe face au conflit en Ukraine. (1er janvier 2023)
Le calme domine au Kosovo après la levée de barrages serbes
Mitrovica (Kosovo) – Le calme régnait vendredi dans le nord du Kosovo après le démantèlement de barrages érigés par la minorité serbe sur les routes menant à la frontière avec la Serbie et la réouverture de tous les postes-frontaliers, selon la police.
Les routes principales vers cette frontière étaient ouvertes au trafic après trois semaines de manifestations et tensions, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Dans le nord du Kosovo, un seul barrage formé de camions brûlés continue d’obstruer une route près de la ville de Mitrovica.
Deux postes-frontières secondaires ont « ouvert au trafic dans l’après-midi » vendredi, a annoncé la police du Kosovo. Le poste-frontalier de Merdare, principal point de passage avec la Serbie, avait déjà rouvert jeudi.
La baisse des tensions fait suite à de fortes pressions des Etats-Unis et de l’Union européenne. (30 décembre 2022)
Monténégro : le Parlement charge un ancien diplomate de former un gouvernement
Podgorica – Le Parlement du Monténégro a chargé jeudi l’ancien diplomate Miodrag Lekic de former un nouveau gouvernement malgré le refus en septembre du président Milo Djukanovic d’entériner sa nomination dans ce pays des Balkans en proie à une crise politique.
Le précédent gouvernement, pro-occidental, a été victime en août d’une motion de censure.
M. Lekic, 75 ans, un ancien diplomate et député de centre droit qui a été ministre des Affaires étrangères au début des années 1990, est soutenu par un groupe de partis menés par le Front démocratique, une formation prorusse.
Le président Djukanovic, dont le Parti démocratique des socialistes (DPS) et ses alliés ont perdu leur majorité en 2020 après trois décennies de pouvoir, a refusé sa candidature en septembre et demandé des législatives anticipées.
Mais la présidente du Parlement Danijela Djurovic a affirmé jeudi qu’une nouvelle loi permettait au Parlement de le charger de former le gouvernement. (29 décembre 2022)
Cette compilation est une sélection éditoriale basée sur la couverture Europe de l’AFP. La responsabilité éditoriale de cette publication incombe à l’AFP. Elle est publiée le lundi et le jeudi.
