Paris – Le créateur de ChatGPT, l’Américain OpenAI, a annoncé jeudi qu’il allait permettre à des clients européens de stocker les données de leurs conversations avec ses chatbots au sein de l’Union européenne, plutôt qu’aux États-Unis ou ailleurs, leur donnant la maîtrise de ces informations.
Dans un communiqué, OpenAI a déclaré que les entreprises et établissements universitaires qui paient pour que leurs employés ou leurs étudiants utilisent ses robots conversationnels se verront offrir la possibilité de stocker les données de ces interactions dans l’UE.
Les développeurs utilisant les modèles d’OpenAI pour leurs propres applications alimentées par l’IA pourront également choisir que les requêtes des utilisateurs soient traitées au sein de l’UE.
« Cela aide les organisations opérant en Europe à respecter les règles locales en matière de souveraineté des données, » a commenté OpenAI.
Cette décision devrait permettre à OpenAI de répondre à des appels d’offres dans le secteur public de l’UE, a précisé à l’AFP Yaël Cohen-Hadria, avocate spécialiste du numérique pour le cabinet français EY. (6 février 2025)
