Belgrade/Ljubljana/Bruxelles – La police serbe a expulsé mardi soir plusieurs militants originaires de Croatie, de Slovénie, de Roumanie, de Bosnie-Herzégovine et de Macédoine du Nord. Selon le ministère slovène, une citoyenne slovène faisait partie des personnes expulsées. La Commission européenne a exprimé ses préoccupations concernant cet incident.
Mardi soir, la police serbe a arrêté puis expulsé plusieurs militants et militantes de Croatie, de Slovénie, de Roumanie, de Bosnie-Herzégovine et de Macédoine du Nord, qui participaient à un atelier pour les organisations non gouvernementales organisé par la fondation Erste à Belgrade. Selon le portail serbe Autonomija.info, un total de 13 personnes ont été expulsées. Toutes se sont vues interdire l’entrée en Serbie pendant un an.
Le ministère slovène des Affaires étrangères a confirmé pour l’agence STA qu’une citoyenne slovène faisait partie des participants arrêtés et expulsés de l’atelier pour les organisations non gouvernementales à Belgrade. Il a souligné que l’ambassade slovène à Belgrade, en collaboration avec les représentations d’autres États membres de l’UE, dont les citoyens ont été impliqués dans l’incident, rassemblera des informations, examinera l’événement et réagira, si nécessaire, dans le cadre de ses compétences et à la suite de ses conclusions.
La Commission européenne a exprimé son inquiétude face à l’arrestation et à l’expulsion de militants pacifiques de la société civile des États membres de l’Union européenne et des Balkans occidentaux par la Serbie. Elle a souligné l’importance du rôle de la société civile dans le développement d’une société saine et démocratique.
Ce sont des valeurs qui sont essentielles non seulement pour l’UE, mais aussi pour l’avenir de la Serbie en tant que pays candidat et pour ses citoyens, ont souligné les membres de la Commission.
Les militants ont été expulsés de Serbie pendant les manifestations étudiantes après l’effondrement, en novembre, de l’auvent de la gare de Novi Sad, qui a causé la mort de 15 personnes. Les autorités serbes attribuent également les manifestations à des influences étrangères. (23 janvier)