Von der Leyen propose d’utiliser les bénéfices des avoirs russes gelés pour armer l’Ukraine

Parlement européen (Strasbourg, Bas-Rhin, France) – La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé mercredi d’utiliser les bénéfices tirés des avoirs russes gelés pour financer des équipements militaires pour l’Ukraine.

« Il est temps de commencer à discuter de l’utilisation des bénéfices exceptionnels des avoirs russes gelés pour acheter conjointement des équipements militaires pour l’Ukraine », a déclaré Mme von der Leyen devant le Parlement européen à Strasbourg.

La façon d’utiliser les avoirs de l’État russe, bloqués après le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, fait l’objet d’intenses discussions, et soulève d’épineuses questions juridiques.

L’option de confisquer ces fonds suscite de vives réticences au sein des 27, mais l’UE travaille sur les moyens d’utiliser les revenus générés par ces derniers.

« Avec ou sans le soutien de nos partenaires, nous ne pouvons pas laisser la Russie gagner », a martelé la présidente de la Commission européenne, dans une référence à un possible retour de Donald Trump à la Maison Blanche. (28 février 2024)

Varsovie n’exclut pas de fermer « temporairement » la frontière aux échanges avec l’Ukraine (Tusk)

Varsovie – Le Premier ministre polonais n’a pas exclu mercredi une fermeture temporaire de la frontière polonaise aux échanges de marchandises avec l’Ukraine, au moment où le pays est secoué par des protestations massives d’agriculteurs. 

Des camionneurs ukrainiens protestent à Rava-Ruska, à proximité de la frontière polonaise, contre le blocage de celle-ci par des manifestants polonais, transporteurs et agriculteurs, qui dénoncent ce qu’ils considèrent comme une concurrence déloyale du pays voisin. (Photo YURIY DYACHYSHYN / AFP)

« Nous discutons également avec la partie ukrainienne de la fermeture temporaire de la frontière et des échanges de marchandises en général », a déclaré Donald Tusk, soulignant qu’il s’agirait d’une solution « douloureuse pour les deux parties ».

« Je suis prêt à prendre des décisions fermes (…), toujours en communication avec Kiev, afin qu’il n’y ait pas de tensions inutiles », a encore déclaré le chef du gouvernement polonais.

Le vice-ministre ukrainien de l’Economie, Taras Katchka, a cependant assuré qu’une « solution constructive » était possible pour débloquer la frontière. « Nous avons pu trouver un langage commun », a-t-il assuré sur Facebook.

Donald Tusk a également annoncé qu’il allait rencontrer jeudi des représentants des agriculteurs qui manifestent depuis plusieurs semaines, contre l’afflux des céréales ukrainiennes et les régulations européennes du Pacte vert. (28 février 2024)

Un émissaire chinois attendu en Russie, dans l’UE et en Ukraine cette semaine 

Pékin – L’émissaire de la Chine pour l’Ukraine Li Hui effectuera à compter de samedi une visite en Europe, qui le conduira notamment en Russie, au siège de l’Union européenne à Bruxelles et en Ukraine, a indiqué mercredi la diplomatie chinoise.

Li Hui est également attendu en Pologne, en France et en Allemagne pour évoquer le conflit en Ukraine, a précisé Mao Ning, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Ce déplacement entre dans le cadre du « deuxième cycle de la navette diplomatique pour la recherche d’un règlement politique de la crise ukrainienne », a souligné Mao Ning.

Li Hui s’était déjà rendu en Europe en mai dernier pour des discussions.

La diplomatie chinoise a été critiquée par les Occidentaux sur le dossier ukrainien. 

Car si elle appelle au respect de l’intégrité territoriale de tous les pays – sous-entendu Ukraine comprise – elle n’a jamais condamné publiquement l’offensive russe, ni appelé Moscou à retirer ses troupes. (28 février 2024)

Troupes occidentales en Ukraine : les Européens réticents à l’idée esquissée par Macron

Paris – Berlin, Londres et d’autres alliés européens de Kiev ont opposé mardi une fin de non-recevoir aux propos du président français Emmanuel Macron estimant la veille que l’envoi de troupes occidentales en Ukraine ne pouvait pas « être exclu ».

Le Kremlin de son côté a jugé qu’il n’était « absolument pas dans l’intérêt de ces pays » d’envoyer des soldats en Ukraine.

Interrogé sur le risque d’un conflit direct entre l’Otan et la Russie, en cas de présence militaire en Ukraine, le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov a répondu que « dans ce cas, nous ne devrions pas parler de probabilité, mais d’inévitabilité ».

Lundi à Paris, Emmanuel Macron avait reconnu qu’il n’y avait « pas de consensus aujourd’hui pour envoyer de manière officielle, assumée et endossée des troupes au sol ». « Mais en dynamique, rien ne doit être exclu. Nous ferons tout ce qu’il faut pour que la Russie ne puisse pas gagner cette guerre », a-t-il ajouté, disant « assumer » une « ambiguïté stratégique ». (27 février 2024)

De nouvelles règles dans l’UE pour protéger les journalistes des poursuites abusives

Parlement européen (Strasbourg, Bas-Rhin, France) – Les eurodéputés ont approuvé mardi de nouvelles règles destinées à protéger les journalistes et défenseurs des droits contre les « poursuites-bâillons », des procédures judiciaires destinées à les réduire au silence.

Le texte a été adopté à une large majorité, par 546 voix pour et 47 voix contre.

Cette législation européenne est relative aux poursuites en matière civile qui concernent plus d’un pays, notamment les cas où le plaignant, la personne ciblée et la juridiction saisie ne sont pas dans le même pays.

Elle vise à protéger les journalistes, militants ou universitaires travaillant sur les droits fondamentaux, les allégations de corruption ou la désinformation.

La personne visée par une « poursuite-bâillon » pourra par exemple demander le rejet rapide par la justice d’un recours manifestement abusif. 

Ces recours sont généralement introduits par des personnalités en position de pouvoir, dans le domaine économique ou politique, dans le but d’empêcher des révélations. (27 février 2024)

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