L’Europe se dotera d’un « bouclier cyber » et d’une « réserve cyber »
Paris – Pour que l’Europe puisse résister aux cyberattaques majeures comme celles subies par l’Ukraine, elle compte se doter d’un « bouclier cyber », incluant une « cyberarmée de réserve », a annoncé mercredi le Commissaire européen Thierry Breton, devant le Forum international de la cybersécurité.
Ces dispositifs seront prévus par un nouveau règlement, le « Cyber Solidarity Act », qu’il présentera le 18 avril.
« Notre ambition est de créer un +bouclier cyber européen+ qui permettra de mieux détecter les attaques en amont. Il s’écoule aujourd’hui en moyenne 190 jours entre le début de la diffusion d’un malware (logiciel malveillant, NDLR) et le moment où on le détecte », a souligné M. Breton, en charge du Marché intérieur et du Numérique.
« Nous voulons réduire drastiquement ce temps, à quelques heures », a-t-il lancé.
La détection des attaques sera confiée à un réseau européen de six ou sept SOC (Centres opérationnels de cybersécurité), également prévus par le +Cyber Solidarity Act+. (5 avril 2023)
Londres simplifie les contrôles douaniers
Londres – Londres a dévoilé mercredi un plan destiné à simplifier les contrôles douaniers post-Brexit depuis ou vers l’UE, quelques jours après des retards massifs et du chaos à Douvres à la frontière vers la France.

(Photo Ben Stansall / AFP)
« Notre approche est de minimiser les lourdeurs pour les importateurs ou exportateurs et de maintenir la sécurité des frontières tout en restant alignés sur les normes internationales », justifie un communiqué de Downing Street.
La réforme s’accompagne d’un « investissement de plus d’un milliard de livres » pour améliorer la technologie des douanes, ajoute-t-il.
La réforme s’appuie sur une approche d’évaluation du risque. Les animaux vivants, produits germés, produits d’origine animale, les plantes seront classés dans des catégories de produits ou denrées présentant un risque élevé, modéré ou faible, avec des contrôles adaptés également en fonction de leur pays d’origine. (5 avril 2023)
Poutine reproche à l’UE une « confrontation géopolitique »
Moscou – L’UE a « initié la confrontation géopolitique » avec la Russie, a affirmé mercredi Vladimir Poutine au nouvel ambassadeur européen à Moscou, le Français Roland Galharague, à l’occasion de la remise des lettres de créance de diplomates étrangers.
« L’Union européenne a initié une confrontation géopolitique avec la Russie », a déploré M. Poutine lors d’un discours au Kremlin, constatant que les relations avec l’UE, alliée de l’Ukraine, « se sont fortement détériorées ces dernières années ». (5 avril 2023)
Sauver les abeilles dans l’UE : le combat des ONG
Bruxelles – Les ONG à l’origine d’une initiative citoyenne appelant à sauver les abeilles ont jugé leur combat « loin d’être terminé » après que la Commission européenne leur a répondu mercredi en renvoyant simplement aux projets de loi déjà en cours de négociation.
Lancée en 2019 avec le soutien d’ONG, l’initiative citoyenne européenne « Save the Bees » (sauver les abeilles) avait recueilli en octobre 2021 plus d’un million de signatures à travers l’UE.
Tenue d’apporter une réponse, la Commission européenne a expliqué que des projets de loi sont déjà en cours de négociation pour mieux protéger les pollinisateurs. Elle a appelé Etats et eurodéputés à trouver « des accords rapides et ambitieux » sur ces projets législatifs dont l’issue reste incertaine, sans avancer de nouvelles propositions.
Afin d’enrayer le déclin des abeilles, la pétition demandait notamment « des actes juridiques pour supprimer progressivement les pesticides de synthèse d’ici à 2035 » et restaurer la biodiversité des paysages agricoles. (5 avril 2023)
Le plan de relance de l’Italie en péril
Milan (Lombardie, Italie) – Après la chute du gouvernement Mario Draghi à l’été 2022, l’Europe s’inquiétait de l’avenir du plan de relance de l’Italie, dont il était le garant. Désormais, la machine semble grippée et le débat sur les retards fait rage.
« Je ne suis pas préoccupée par les retards », a assuré lundi la Première ministre Giorgia Meloni. Et d’ajouter que les déboires du plan n’étaient « pas le fruit des choix de ce gouvernement ».
L’Italie est sous haute surveillance : première bénéficiaire du plan de relance européen, elle encaissera 191,5 milliards d’euros d’ici 2026, à condition de remplir d’innombrables objectifs et mettre en route des réformes parfois impopulaires.
Le déboursement de la troisième tranche de 19 milliards d’euros a été gelé par Bruxelles fin mars, en attendant des clarifications sur certains des 55 objectifs à atteindre au second semestre 2022. Après trois mois de vérifications, une nouvelle date butoir a été fixée à fin avril. (4 avril 2023)
Cette compilation est une sélection éditoriale basée sur la couverture Europe de l’AFP. La responsabilité éditoriale de cette publication incombe à l’AFP. Elle est publiée le lundi et le jeudi.
