Kiev – Cette visite intervient alors que les présidents russe et chinois, Vladimir Poutine et Xi Jinping, se rencontrent pour leur part en marge d’un sommet régional en Ouzbékistan de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), vantée comme une « alternative » à l’Occident.

« A Kiev pour ma troisième visite depuis le début de la guerre de la Russie », a indiqué Mme von der Leyen sur Twitter, qui vient cependant pour la première fois depuis que l’Ukraine est devenue un Etat candidat à l’entrée dans l’UE.

Selon elle, les discussions porteront sur la manière de « rapprocher nos économies et nos populations au moment où l’Ukraine avance vers l’accession » à l’Union.

Les Européens avaient entériné en juin la candidature de l’Ukraine, qui ambitionne également de rejoindre l’Otan, ce qui est perçu comme une menace existentielle par Moscou. (15 septembre 2022)

Concurrence : la justice de l’UE valide une amende record contre Google

Luxembourg – La justice européenne a infligé un revers cinglant au géant américain de l’internet Google en confirmant mercredi une amende record imposée en 2018 par Bruxelles pour abus de position dominante de son système d’exploitation Android.

« Le recours introduit par Google est rejeté pour l’essentiel », a annoncé le Tribunal de l’UE, basé à Luxembourg. Il a toutefois jugé « approprié » de réduire le montant de la sanction de 4,3 à 4,1 milliards.

Même réduite, cette amende reste la plus élevée jamais infligée par la Commission européenne. Arrêt rendu en première instance, cette décision est susceptible d’appel dans un délai de deux mois.

« Nous sommes déçus que le tribunal n’ait pas annulé la décision dans son intégralité. Android a créé davantage de choix pour tous (…) et soutient des milliers d’entreprises en Europe et dans le monde », a réagi Google, qui conteste toute pratique anticoncurrentielle. (14 septembre 2022) 

Nucléaire iranien : aucune percée à attendre à court terme (Borrell à l’AFP)

Strasbourg (Bas-Rhin, France) – Les négociations nucléaires avec l’Iran sont « dans l’impasse » et aucune percée n’est à attendre à court terme, a déclaré mercredi à l’AFP le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

« En tant que coordinateur des négociations, mon rôle est d’essayer de faire converger les positions. Malheureusement, depuis l’été, elles divergent », a-t-il expliqué au cours de cet entretien accordé en marge de la session plénière du Parlement européen à Strasbourg.

« Les dernières propositions des Iraniens n’ont pas aidé. Nous y étions presque, puis de nouvelles propositions sont arrivées et l’environnement politique n’est pas le plus propice », a-t-il souligné.

« Je suis désolé de le dire, mais il ne faut pas s’attendre à une percée dans les prochains jours. Je crains qu’avec la situation politique aux États-Unis, nous restions dans une sorte d’impasse », a-t-il averti. (14 septembre 2022)

Crise énergétique : les propositions de l’UE pour réduire les factures

Bruxelles – La Commission européenne a détaillé mercredi ses propositions pour enrayer la flambée des prix du gaz et de l’électricité, notamment en restreignant les « superprofits » des groupes énergétiques et en réduisant la consommation de l’UE aux heures de pointe.

Les ministres européens de l’Énergie de l’UE se prononceront lors d’une réunion extraordinaire le 30 septembre sur ces mesures d’urgence, destinées à entrer en application d’ici le 1er janvier et à durer jusqu’au 31 mars 2023.

La Commission propose de plafonner les revenus des producteurs d’électricité à partir du nucléaire et des renouvelables (éolien, solaire, hydroélectrique), qui vendent leur production à un prix très au-delà de leurs coûts de production.

Bruxelles propose de fixer ce plafond à 180 euros par mégawattheure. La différence entre ce niveau de revenus et le prix de gros du marché serait redistribuée aux ménages et aux entreprises. 

Selon l’exécutif européen, ce plafonnement permettrait de lever jusqu’à 117 milliards d’euros. (14 septembre 2022)

Bruxelles veut bannir les produits issus du travail forcé, la Chine dans le viseur

Bruxelles – La Commission européenne a présenté mercredi un projet de règlement destiné à bannir du marché européen les produits issus du travail forcé, une législation susceptible de concerner notamment la production chinoise impliquant la minorité musulmane ouïghoure.

A la différence des Etats-Unis, qui prohibent explicitement les importations en provenance de la région chinoise du Xinjiang, l’interdiction européenne vise tous les produits issus du travail forcé, totalement ou partiellement, quel que soit le lieu où ils sont fabriqués ou cultivés.

« Notre interdiction s’appliquera aux produits fabriqués dans l’UE, aux exportations et aux importations », a précisé le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis.

« Être des leaders industriels et technologiques suppose de nous affirmer davantage dans la défense de nos valeurs et la définition de nos règles et normes », a souligné le commissaire au Marché intérieur Thierry Breton. (14 septembre 2022)

Cette compilation est une sélection éditoriale basée sur la couverture Europe de l’AFP. La responsabilité éditoriale de cette publication incombe à l’AFP. Elle est publiée le lundi et le jeudi.