Paris – « Capturer » les avoirs russes déposés dans l’Union européenne serait « contraire aux accords internationaux » conclus par la France et l’Europe, a averti mardi le ministre de l’Économie Éric Lombard. « La position de la France, c’est que ces avoirs russes (…) appartiennent notamment à la Banque centrale de Russie », a-t-il dit sur la radio publique Franceinfo.

Les pays de l’UE utilisent déjà les profits dégagés par les quelque 235 milliards d’euros d’avoirs russes gelés pour aider à armer l’Ukraine et financer sa reconstruction d’après-guerre, une manne de 2,5 à trois milliards d’euros par an. En revanche, l’option d’une saisie a jusqu’ici été écartée par l’Union, essentiellement pour des raisons d’ordre juridique.

Saisir ces avoirs pourrait créer « un précédent économique » et rendre méfiants les investisseurs, a souligné mardi le ministre français délégué aux Affaires européennes Benjamin Haddad, sur la chaîne France 2, même si cela « fait partie des leviers effectivement qu’on peut regarder ». (4 mars 2025)

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