UE : accord entre Etats et eurodéputés pour doubler la part d’énergies renouvelables d’ici 2030

Bruxelles – Les Etats membres de l’UE et eurodéputés se sont accordés jeudi pour quasiment doubler la part des renouvelables dans le mix énergétique européen d’ici 2030, tout en tenant compte du rôle du nucléaire pour produire de l’hydrogène décarboné, sujet qui a vivement divisé les Vingt-Sept.

Le texte, approuvé à l’aube, fixe un objectif contraignant de 42,5% de renouvelables dans la consommation européenne d’ici la fin de la décennie, soit un quasi-doublement du niveau actuel d’environ 22% (un peu plus de 19% en France).

Cette cible se situe à mi-chemin entre les 45% que réclamaient la Commission européenne et les eurodéputés, et les 40% que demandaient les Etats. Elle marque un très net relèvement par rapport à l’objectif actuel de l’UE pour 2030 (32%).

Pour y parvenir, le texte approuvé prévoit de faciliter et d’accélérer les procédures d’autorisations pour les infrastructures d’énergies renouvelables, avec l’établissement de territoires dédiés où la réglementation serait assouplie. (30 mars 2023)

Crimes environnementaux : les eurodéputés veulent durcir les sanctions

Bruxelles – Le Parlement européen a appelé mercredi à allonger la liste des crimes environnementaux et à durcir l’arsenal des sanctions, dans un texte qui sera désormais négocié avec les Etats membres et pourrait ouvrir la voie à la reconnaissance de l' »écocide » dans le droit de l’UE.

Selon leur position avalisée en session plénière, les eurodéputés veulent ajouter à la liste des crimes environnementaux le commerce illégal de bois, la pollution causée par les navires, les violations des lois sur les produits chimiques, les infractions liées aux OGM, les comportements à l’origine d’incendies de forêt ou encore les infractions liées à la pêche illégale.

Une liste considérablement allongée par rapport à la proposition initiale de la Commission européenne de décembre 2021. (29 mars 2023)

La Suisse se prépare à de nouvelles négociations avec l’UE

Genève (Suisse) – La Suisse se prépare à de nouvelles négociations avec l’Union européenne, deux ans après avoir choqué les 27 en décidant purement et simplement de mettre fin à de longues années de pourparlers.

Mardi, après une réunion spéciale, le gouvernement fédéral a demandé aux divers ministères concernés de travailler à l’élaboration d’un mandat de négociations avec l’UE d’ici la fin juin de cette année.

Le Conseil fédéral « constate l’existence d’une dynamique positive dans les discussions menées entre la Suisse et l’UE aux niveaux technique, diplomatique et politique », souligne dans un communiqué le gouvernement, qui précise que les deux parties étaient arrivées « à une compréhension fine » de leurs positions respectives.

Parallèlement à l’élaboration de la stratégie de négociation, la secrétaire d’Etat Livia Leu a reçu mandat de finaliser, dans le cadre des discussions en cours avec l’UE, la base commune de futures négociations.

Les prochaines discussions exploratoires sont prévues le 20 avril à Bruxelles, précise le communiqué. (29 mars 2023)

Varsovie appelle l’UE à freiner l’arrivée du blé ukrainien

Varsovie – Le Premier ministre polonais a appelé mercredi Bruxelles à freiner les importations du blé ukrainien qui, selon lui, remplit les sites de stockage en Pologne et « déstabilise » les marchés locaux.

Des actions de protestation d’agriculteurs sont organisées depuis quelque temps à travers la Pologne, alors que le blé arrivé d’Ukraine pour être transféré vers d’autres pays dans le monde reste souvent sur place, provoquant la saturation des silos et une importante baisse de son prix. 

Les voies traditionnelles d’exportation du blé ukrainien via la mer Noire ont été fermées ou réduites par l’invasion russe.

« Nous exigeons de la Commission européenne qu’elle recoure à toutes les régulations [possibles] permettant de limiter ou de bloquer l’entrée du blé ukrainien en Pologne comme pays de destination finale », a tonné Mateusz Morawiecki lors d’une conférence de presse à Varsovie. (29 mars 2023)

France : le gouvernement « solidaire » des pêcheurs avant les journées « ports morts »

Paris – Le secrétaire d’Etat français à la Mer Hervé Berville s’est dit mardi « solidaire de l’esprit du mouvement +ports morts+ » lancé par les pêcheurs notamment contre certaines réglementations européennes.

Une banderole accrochée sur un bateau de pêche déclare « Europe = assassins », lors d’une protestation de pêcheurs au Gulvinec, dans l’Ouest de la France, le 29 mars 2023. (Photo FRED TANNEAU / AFP)

Le Comité national des pêches a appelé à une opération « filière morte » dans tous les ports français en fin de semaine.

Les professionnels dénoncent des « réglementations européennes inadaptées », notamment un plan d’interdiction de la pêche de fond dans les aires marines protégées d’ici à 2030, et la décision du Conseil d’Etat imposant d’ici à six mois la fermeture de certaines zones en pêche en Atlantique, afin de préserver les dauphins dont les échouages se sont multipliés.

Lors d’une réunion mardi en visioconférence avec le président du Comité national Olivier Le Nézet et ceux des comités régionaux, le secrétaire d’Etat a déclaré que la communication de la Commission européenne sur l’arrêt des chaluts de fond dans les aires protégées « a été un véritable coup de massue et doit être retirée ». (28 mars 2023)

Cette compilation est une sélection éditoriale basée sur la couverture Europe de l’AFP. La responsabilité éditoriale de cette publication incombe à l’AFP. Elle est publiée le lundi et le jeudi.